Omar ibn al-Khattab
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Omar, ʿUmar Ier, ʿUmar ben al-Khattāb ben Nafîl ou Abû Hafs “al-Fârûq” ʿUmar ben al-Khattab (vers 581-644) (أبو حفص “الفاروق” عمر بن الخطاب) compagnon du prophète Mahomet il devint le second calife de l'Islam en succédant à Abou Bakr en 634. Il fait partie du clan Banu `Ad de la tribu Quraych.
Sommaire
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* 1 Histoire
o 1.1 Conversion à l'Islam
o 1.2 Départ à Médine
o 1.3 La mort de Mahomet
o 1.4 Nomination comme calife
o 1.5 Prise de Damas
o 1.6 Conquête de l'Irak et de la Perse
o 1.7 Conquête des ville de Syrie
o 1.8 Prise de Jérusalem
o 1.9 Prise de Ctésiphon
o 1.10 Fondation de Koufa
o 1.11 Seconde bataille d'Émèse
o 1.12 Conquête de l 'Égypte
* 2 Notes
* 3 Voir aussi
Histoire [modifier]
Omar est né à La Mecque vers 581.
Il s'est d'abord opposé aux premiers musulmans. Connu pour son instruction, il était aussi robuste et buveur de vin[1].
Au début de l'islam, il défendait la religion traditionnelle des Quraychites considérée par les musulmans comme de l'idolâtrie. Il participait aux persécutions des musulmans.
Conversion à l'Islam [modifier]
Ibn Ishaq dans son recueil Sirat An-Nabi (La vie du prophète) rapporte qu'Omar s'était décidé à tuer le prophète en apprenant la conversion de sa s½ur et de son mari à l'islam. Alors qu'il allait tuer le prophète, un musulman lui dit de mettre d'abord de l'ordre dans sa propre maison. Il fit demi-tour pour retourner chez lui, il y trouva sa s½ur en train de réciter le Coran cela l'a rendu furieux et la frappa jusqu'à ce qu'elle saigne. Il s'excusa de cette faute auprès de sa s½ur et lui demanda de lire la sourate qu'elle était en train de réciter (Sourate XX, Ta Ha). Il fut si impressionné à la lecture de cette sourate qu'il se rendit chez le prophète pour se convertir à l'Islam (cinq ans avant l'hégire en 617). Depuis ce jour il défendit l'Islam et devint l'un des compagnons du prophète. Son surnom d'Al-Fârûq (الفاروق) lui vient de ses charges d'arbitrage, de médiation et d'ambassade au cours de la période préislamique. Ce surnom qui signifie celui qui fait la distinction entre le bien et le mal, la justice et l'injustice lui a été donné par le prophète Mahomet.
Départ à Médine [modifier]
Omar participe au départ de Mahomet à Médine (622). Il est présent lors des batailles menées pendant cette période. En 625, Hafsa, sa fille, épousa Mahomet. Les relations entre les époux n'auraient pas été très bonnes. Omar lui aurait dit : « Hafsa, j'ai entendu dire que tu suscites quelques problèmes au messager de Dieu. Tu dois savoir qu'il ne t'aime pas et que si je n'avais pas été ton père il t'aurait répudiée. » En entendant cela elle pleura amèrement[2].
La mort de Mahomet [modifier]
À la mort de Mahomet, Omar refusa de croire à cette mort. C'est Abû Bakr qui lui dit : « Ne parle pas ainsi Omar, car Dieu à dit au prophète Tu mourras et eux aussi ils mourront[3] ». Abû Bakr ajouta : « Que ceux qui adoraient Mahomet sachent qu'il a quitté ce monde. Que ceux qui adoraient Dieu sachent que dieu est vivant et ne meurt jamais » ; Le corps du prophète n'était pas encore lavé que déjà la dissension s 'élevait à Médine[4]. Quelques notables refusèrent de faire allégeance à Abû Bakr après qu'il fut choisi comme calife, Omar se fit un devoir de les menacer et de les forcer à prêter serment[5].
Nomination comme calife [modifier]
Lorsque Abû Bakr est tombé malade, il se soucia de sa succession et suggéra le nom d'Omar. Les notables Médinois furent d'accord sur ce choix. Abû Bakr convoqua `Uthman ben Affan pour rédiger un testament allant dans ce sens. Le lendemain Abû Bakr décéda[6].
Prise de Damas [modifier]
Dès sa prise de fonction il changea de chef des armées, sans raison claire, remplaçant le vainqueur de la bataille du Yarmouk, Khâlid par Abû `Ubayda ben al-Jarrah (أبو عبيدة بن الجراح). Abû `Ubayda conserva Khâlid à son côté.
Les armées byzantines étaient à Damas et à Émèse (Homs) où l'empereur Héraclius se tenait en retrait. Le siège de Damas dura plusieurs mois (deux ou six selon les versions). Il y a été utilisé des machines de guerre pour envoyer des projectiles sur les habitants. Damas finit par se rendre en livrant la moitié de ses richesses aux troupes arabes (janvier 635 ou septembre 635[7]). L'empereur byzantin se replia à Antioche (Antakya). En 637 Abû `Ubayda prend Baysan[8], Tibériade (طبرية, Tabariyyah) et Fihl[9]. Le sud de la Syrie est ainsi complètement sous le contrôle des arabes.
Conquête de l'Irak et de la Perse [modifier]
Abû `Ubayda fut nommé à la tête de l'armée d'Irak car personne d'autre ne s'était porté volontaire pour cette mission[10]. Il se dirige vers Hîra (الحيرة) (à l'emplacement de Koufa actuelle) avec l'armée de Médine rejoignant ainsi l'armée d'Irak qui l'attendait. Un combat eu lieu à Namarîq[11]. Dans cette bataille un butin immense et un grand nombre de prisonniers étaient tombés entre les mains des musulmans[12]. Il franchit l'Euphrate et se dirige vers la forteresse de Kaskar[13]. C'est une nouvelle victoire qui donne aux arabes le contrôle de la Mésopotamie.
Yazdgard III, nouveau souverain perse de la dynastie des Sassanides, lance une attaque en direction de Hîra avec une armée conduite par son général Bahman : 30 000 hommes et trente éléphants. Les deux armée se font face de part et d'autre de l'Euphrate. Un pont fut construit pour que les arabes puissent passer sur l'autre rive du fleuve d'où le nom de « bataille du pont » donné à cet affrontement (octobre 634). Les éléphants affolaient les chevaux des arabes, ceux-ci sont reparti au combat à pied et cette fois ils ont négligé les éléphants et enfoncé l'armée perse. Cependant dans le combat un éléphant renversa Abû `Ubayda et l'écrasa. Les armées arabes se sont repliées et ont refranchi le pont.
Deux batailles firent encore quelques milliers de morts à Bowayb et à Baghdâd. La bataille finale eut lieu à Al-Qâdisiyya (القادسية)[14] (février 636). Elle dura quatre jours en opposant Rustam commandant l'armée perse avec ses éléphants et 120 000 hommes et `Umar lui-même secondé par Sa`ad ben Abî Waqqâs (سعد بن ابي وقاص ). Il y eut au moins 30 000 morts du côté des perses. Cette victoire des musulmans a fait entrer définitivement la région, rebaptisée Irak al-Arabî, dans le monde arabo-musulman[15].
Pour empêcher qu'une aide aux armées perses n'arrive par la mer, `Umar fonda la ville de Bassora à l'embouchure de l'Euphrate et y installa la garnison arabe.
Conquête des ville de Syrie [modifier]
`Umar laissa au repos son armée d'Irak et remit celle de Syrie en campagne. Abû `Ubayda reçut l'ordre de s'emparer d'Émèse (Homs). Les byzantins renforcèrent les fortifications et une armée menée par Héraclius se déplaça d'Antioche (Antakya en Turquie) à Édesse (Urfa en Turquie) pour venir en aide à Émèse si nécessaire. Le siège d'Émèse commença en hivers. C'est un tremblement de terre qui vint en aide aux musulmans en écroulant une partie des fortifications.
Il restait deux villes à prendre : Chalcis (Hâdir Qinnasrîn ou al-`Iss en Syrie[16]) et Césarée (Césarée en Palestine , Qeysarya)(قيسارية, Qaysârya)[17]). Chalcis étant la plus proche elle fut conquise en premier.
`Umar nomma alors Mu`âwiya ibn Abî Sufyân à la tête de l'armée chargée d'attaquer Césarée. Les byzantins furent mis en fuite et 80 000 d'entre eux furent tués[18] (636).
Prise de Jérusalem [modifier]
`Umar envoya alors Mu`âwiya accompagné d'`Amrû ben al-`Âs à la conquête de Jérusalem. Partant de Damas, les armées arabe parcouraient la route des pèlerins À son approche le général byzantin chargé de défendre Jérusalem, nommé Artabun, s'enfuit vers l'Egypte (Janvier 637).
À Jérusalem ,le patriarche Sophronius voulut traiter directement avec `Umar et que celui-ci vienne en personne dans la cité sainte. `Umar accorda sa protection aux habitants de la ville au terme d'une lettre remise à ce patriarche. Il garantit la sauvegarde des sites chrétiens et donna ordre à ses hommes de ne pas les détruire et de ne pas les utiliser comme habitations. Le récit d'Eutychius raconte qu'`Umar ibn al-Khattab visita l'église de la Résurrection et s'arrêta pour s'asseoir sous son porche; mais, au moment de la prière, il s'éloigna de l'église et fit sa prière en dehors. Il craignait que les générations futures ne prennent le prétexte d'une prière de lui à l'intérieur de l'église pour la transformer en mosquée. Eutychius ajoute que `Umar ben al-Khattab avait écrit un décret interdisant aux musulmans de se réunir en ce lieu pour y prier. `Umar se rendit aussi sur l'esplanade du temple à l'endroit où Mahomet a été emmené au paradis la nuit[19]. Ayant inspecté ces lieux il fit ses prières là ou se situe maintenant la mosquée Al-Aqsa.
`Umar confia la Palestine, Jérusalem et la côte méditerranéenne à Yazîd ben Abî Sufyân. Abû `Ubayda était néanmoins le gouverneur général de toutes ces régions.
Prise de Ctésiphon [modifier]
L'armée d'Irak s'étant reposée, elle peut repartir au combat sous les ordres de Sa`ad ben Abî Waqqâs. Yazdgard III, abandonne sa capitale Ctésiphon et toutes ses richesses sans combattre. Les arabes s'installent dans le palais, y découvrant des trésors inouïs pour eux[20] (637).
La fuite de Yazdgard III se poursuit vers Ray (en Iran). `Umar décide de ne pas le poursuivre : « les arabes avaient fait assez de conquêtes pour cette année et le salut des musulmans est préférable à un nombreux butin[21] ».
La conquête du nord de l'Irak se poursuit néanmoins avec la prise de Tikrīt puis celle de Mossoul (638).
Fondation de Koufa [modifier]
`Umar se mit à la recherche d'un site où construire une nouvelle capitale. Le site de Koufa près de Hîra leur sembla avoir tous les avantages. Sa`ad ben Abî Waqqâs s'y a fait construire un palais et fit transporter la porte du palais de Ctésiphon pour en faire la porte de son propre palais. Une partie des habitants de Ctésiphon l'imitèrent en s'installant à Koufa. `Umar fut très mécontent de cette attitude, il envoya un messager charger de bruler le palais ainsi construit et de rappeler Sa`ad ben Abî Waqqâs à plus de modestie dans son train de vie. Ce palais ne fut restauré que sous le règne de Mu`âwiya ibn Abî Sufyân qui devint alors la résidence royale[22].
Seconde bataille d'Émèse [modifier]
Pendant toute la 17me année de l'hégire (638), il n'y eut pas de campagne de conquêtes car les arabes étaient occupés à la construction de Koufa. Une partie des chrétiens habitants de l'Irak s'étaient dirigés vers Émèse pour y rejoindre les byzantins. Il y eut une armée de plus de cent mille hommes sous les murs d'Émèse. Aussitôt Abû `Ubayda appela des renforts. Yazîd ben Abî Sufyân vint de Damas Mu`âwîya ben Abî Sufyân vint de Césarée et Khâlid ben Walîd resta à Chalcis à réunir une armée en attendant les renforts venant d'Irak. Khâlid ben Walîd arriva enfin et il conseilla à Abû `Ubayda de tenter une sortie. Une bataille de quatre jours s'engagea. Trois mille byzantins furent faits prisonniers. Trois jours après cette bataille l'Armée d'Irak arriva enfin[23].
Une épidémie de peste ravagea la Syrie et en particulier le bourg d'Emmaüs (عمواس, `Amwâs, Νικόπολις, Nicopolis) elle fit deux victimes notables : Abû `Ubayda et Yazîd ben Abî Sufyân (639)[24].
Conquête de l 'Égypte [modifier]
`Amrû ben al-`As se dirigea vers l'Égypte en traversant la Palestine, il reçut des renforts venus d'Irak.
Il conserve à ces territoires leur administration antérieure, et ne cherche pas à convertir de force ses nouveaux sujets chrétiens ou juifs car, la loi coranique leur attribue un statut de «protégés» (dhimmi en arabe), au prix d'un impôt spécifique. Les troupes arabes sont maintenues dans un certain isolement dans des cités fortifiées nouvellement construites et sont payées avec le butin des conquêtes.
Omar El farouq est assassiné le 4 novembre 644 à l'âge de 63 ans dans la mosquée de Médine par un esclave persan nommé Firûz. Son successeur est Uthman ben Affan.
Il ordonne la construction de la mosquée Qubbat al-Sakhra sur le lieu actuel du Dôme du Rocher, sur l'esplanade du Temple à Jérusalem, à l'endroit que le prophète Mahomet a visité la nuit (Isra voyager la nuit) et d'où s'est envolé au ciel chevauchant le cheval ailé Bouraq.
On lui doit aussi l'institution de l'ère de l'hégire, nouveau calendrier musulman, dont il fixe la date au 16 juillet 622. Il est le premier calife à être appelé Amir al-mûminîn (« Commandeur des croyants »).
Deux célèbres citations lui sont attribuées jusqu'à nos jours:
* Le plus malheureux des gouverneurs est celui qui fait le malheur de ses administrés.
* Fait peur au lion avant qu'il ne te fasse peur.