Abd el Kader

Abd el Kader
Abd el Kader est un personnage éminent et charismatique, inscrit au panthéon de l'histoire de l'Algérie contemporaine. Fondateur d'un état moderne, humaniste et mystique, il ne cessa d'½uvrer au rapprochement de l'Orient et de l'Occident et au dialogue des cultures et des religions. Après dix-sept années de lutte contre l'occupation française en Algérie, emprisonné puis libéré par Bonaparte, il s'exile en Turquie, puis en Syrie, où il se consacre à l'enseignement et à la méditation. Il est inhumé à Damas, aux côtés de son maître soufi, Ibn `Arabi.
Biographie
# Posté le jeudi 08 mai 2008 22:35

Yasser Arafat

Yasser Arafat (ياسر عرفات), né le 24 août 1929 au Caire et décédé le 11 novembre 2004 à Clamart en France, de son vrai nom Mohamed Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al-Husseini (محمد عبد الرؤوف القدوة الحسيني) et connu aussi sous son kounya Abou Ammar ( ابو عمّار), a été un activiste puis homme d'État palestinien.

Dirigeant du Fatah puis également de l'Organisation de libération de la Palestine, longtemps considéré comme un terroriste notamment par Israël en raison de son implication dans de nombreuses opérations qui ont coûté la vie à des civils et à des militaires israéliens, Yasser Arafat est resté pendant plusieurs décennies une figure controversée de l'expression par la violence des aspirations nationales palestiniennes avant d'apparaître pour Israël comme un partenaire de discussions dans le cadre du processus de paix israélo-palestinien dans les années 1990.

Yasser Arafat représente alors le peuple palestinien dans les différentes négociations de paix et signe les accords d'Oslo en 1993. Il devient le premier président de la nouvelle Autorité palestinienne et reçoit le prix Nobel de la Paix 1994 en compagnie de Shimon Peres et Yitzhak Rabin.

À partir de 2001, après l'échec du sommet de Taba et le déclenchement de la Seconde Intifada, il perd progressivement de son crédit auprès d'une partie de son peuple qui lui reproche la corruption de son autorité. Il se retrouve isolé sur la scène internationale tandis que les Israéliens élisent Ariel Sharon au poste de Premier ministre de l'État d'Israël, amenant un durcissement de la position israélienne vis-à-vis du dirigeant palestinien contraint à ne plus quitter Ramallah. Cet isolement n'est rompu qu'à la veille de sa mort, quand il est emmené d'urgence à Clamart en région parisienne où il décède en 2004.
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# Posté le jeudi 08 mai 2008 22:25
Modifié le vendredi 09 mai 2008 01:41

Fedayin

Fedayin
Les fedayins sont de petits groupes de commandos palestiniens ne reconnaissant pas Israël et qui s'y opposent par les armes. Souvent mentionnés dans les années 1970, ils sont à la base des mouvements comme Hamas,ou le Jihad islamique.

Suite à l'occupation de la Cisjordanie par Israël en 1967, les fedayins s'installent sur la rive Est du Jourdain, en Jordanie, et c'est de cette nouvelle base qu'ils mènent leurs actions armées contre Israël jusqu'en septembre 1970 (Septembre noir) où la Jordanie (dont le roi Hussein était gêné par les mouvements de lutte palestiniens puisque lui-même souhaitait une certaine paix avec Israël (plan Rogers - du nom du secrétaire d'État américain - qui reprend les grandes lignes de la résolution 242 (1967)), le 16 septembre, forme un gouvernement militaire et l'armée reçoit l'ordre d'intervenir contre le FPLP de George Habache.

Les combats, d'une violence inouïe, font entre 10 000 et 15 000 victimes palestiniennes, y compris civiles; ils se poursuivent jusqu'au 27 septembre. Moins d'une année plus tard, l'OLP (dont le FPLP était une branche) est totalement évincée de Jordanie, et ainsi les mouvements de lutte palestiniens se voient radicalement restreints.

Il y a aussi les fedayin du peuple (http://www.iranian-fedaii.de/), un groupe d'opposition contre le pourvoir iranien. Sans oublier les fedayin Saddam, l'une des composante de la guerilla sunnite en Irak

Plusieurs termes conviennent pour traduire le mot fedayyin. Ainsi, on peut retenir "commando-suicide", et selon l'analyse de Henry Laurens, ce serait plus proche du "franc-tireur", c'est-à-dire des combattants civils (donc illégaux selon les termes de la Convention de Genève). Le Vieux de la Montagne, Hassan As Sabah, maître de la secte des Assassins, nommait ainsi ceux qui étaient désignés pour une mission, à laquelle faisait le plus souvent suite la mort.
# Posté le mardi 01 mai 2007 16:05

Omar ibn al-Khattab

Omar ibn al-Khattab
Omar ibn al-Khattab
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Omar, ʿUmar Ier, ʿUmar ben al-Khattāb ben Nafîl ou Abû Hafs “al-Fârûq” ʿUmar ben al-Khattab (vers 581-644) (أبو حفص “الفاروق” عمر بن الخطاب) compagnon du prophète Mahomet il devint le second calife de l'Islam en succédant à Abou Bakr en 634. Il fait partie du clan Banu `Ad de la tribu Quraych.
Sommaire
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* 1 Histoire
o 1.1 Conversion à l'Islam
o 1.2 Départ à Médine
o 1.3 La mort de Mahomet
o 1.4 Nomination comme calife
o 1.5 Prise de Damas
o 1.6 Conquête de l'Irak et de la Perse
o 1.7 Conquête des ville de Syrie
o 1.8 Prise de Jérusalem
o 1.9 Prise de Ctésiphon
o 1.10 Fondation de Koufa
o 1.11 Seconde bataille d'Émèse
o 1.12 Conquête de l 'Égypte
* 2 Notes
* 3 Voir aussi

Histoire [modifier]

Omar est né à La Mecque vers 581.

Il s'est d'abord opposé aux premiers musulmans. Connu pour son instruction, il était aussi robuste et buveur de vin[1].

Au début de l'islam, il défendait la religion traditionnelle des Quraychites considérée par les musulmans comme de l'idolâtrie. Il participait aux persécutions des musulmans.

Conversion à l'Islam [modifier]

Ibn Ishaq dans son recueil Sirat An-Nabi (La vie du prophète) rapporte qu'Omar s'était décidé à tuer le prophète en apprenant la conversion de sa s½ur et de son mari à l'islam. Alors qu'il allait tuer le prophète, un musulman lui dit de mettre d'abord de l'ordre dans sa propre maison. Il fit demi-tour pour retourner chez lui, il y trouva sa s½ur en train de réciter le Coran cela l'a rendu furieux et la frappa jusqu'à ce qu'elle saigne. Il s'excusa de cette faute auprès de sa s½ur et lui demanda de lire la sourate qu'elle était en train de réciter (Sourate XX, Ta Ha). Il fut si impressionné à la lecture de cette sourate qu'il se rendit chez le prophète pour se convertir à l'Islam (cinq ans avant l'hégire en 617). Depuis ce jour il défendit l'Islam et devint l'un des compagnons du prophète. Son surnom d'Al-Fârûq (الفاروق) lui vient de ses charges d'arbitrage, de médiation et d'ambassade au cours de la période préislamique. Ce surnom qui signifie celui qui fait la distinction entre le bien et le mal, la justice et l'injustice lui a été donné par le prophète Mahomet.

Départ à Médine [modifier]

Omar participe au départ de Mahomet à Médine (622). Il est présent lors des batailles menées pendant cette période. En 625, Hafsa, sa fille, épousa Mahomet. Les relations entre les époux n'auraient pas été très bonnes. Omar lui aurait dit : « Hafsa, j'ai entendu dire que tu suscites quelques problèmes au messager de Dieu. Tu dois savoir qu'il ne t'aime pas et que si je n'avais pas été ton père il t'aurait répudiée. » En entendant cela elle pleura amèrement[2].

La mort de Mahomet [modifier]

À la mort de Mahomet, Omar refusa de croire à cette mort. C'est Abû Bakr qui lui dit : « Ne parle pas ainsi Omar, car Dieu à dit au prophète Tu mourras et eux aussi ils mourront[3] ». Abû Bakr ajouta : « Que ceux qui adoraient Mahomet sachent qu'il a quitté ce monde. Que ceux qui adoraient Dieu sachent que dieu est vivant et ne meurt jamais » ; Le corps du prophète n'était pas encore lavé que déjà la dissension s 'élevait à Médine[4]. Quelques notables refusèrent de faire allégeance à Abû Bakr après qu'il fut choisi comme calife, Omar se fit un devoir de les menacer et de les forcer à prêter serment[5].

Nomination comme calife [modifier]

Lorsque Abû Bakr est tombé malade, il se soucia de sa succession et suggéra le nom d'Omar. Les notables Médinois furent d'accord sur ce choix. Abû Bakr convoqua `Uthman ben Affan pour rédiger un testament allant dans ce sens. Le lendemain Abû Bakr décéda[6].

Prise de Damas [modifier]

Dès sa prise de fonction il changea de chef des armées, sans raison claire, remplaçant le vainqueur de la bataille du Yarmouk, Khâlid par Abû `Ubayda ben al-Jarrah (أبو عبيدة بن الجراح). Abû `Ubayda conserva Khâlid à son côté.

Les armées byzantines étaient à Damas et à Émèse (Homs) où l'empereur Héraclius se tenait en retrait. Le siège de Damas dura plusieurs mois (deux ou six selon les versions). Il y a été utilisé des machines de guerre pour envoyer des projectiles sur les habitants. Damas finit par se rendre en livrant la moitié de ses richesses aux troupes arabes (janvier 635 ou septembre 635[7]). L'empereur byzantin se replia à Antioche (Antakya). En 637 Abû `Ubayda prend Baysan[8], Tibériade (طبرية, Tabariyyah) et Fihl[9]. Le sud de la Syrie est ainsi complètement sous le contrôle des arabes.

Conquête de l'Irak et de la Perse [modifier]

Abû `Ubayda fut nommé à la tête de l'armée d'Irak car personne d'autre ne s'était porté volontaire pour cette mission[10]. Il se dirige vers Hîra (الحيرة) (à l'emplacement de Koufa actuelle) avec l'armée de Médine rejoignant ainsi l'armée d'Irak qui l'attendait. Un combat eu lieu à Namarîq[11]. Dans cette bataille un butin immense et un grand nombre de prisonniers étaient tombés entre les mains des musulmans[12]. Il franchit l'Euphrate et se dirige vers la forteresse de Kaskar[13]. C'est une nouvelle victoire qui donne aux arabes le contrôle de la Mésopotamie.

Yazdgard III, nouveau souverain perse de la dynastie des Sassanides, lance une attaque en direction de Hîra avec une armée conduite par son général Bahman : 30 000 hommes et trente éléphants. Les deux armée se font face de part et d'autre de l'Euphrate. Un pont fut construit pour que les arabes puissent passer sur l'autre rive du fleuve d'où le nom de « bataille du pont » donné à cet affrontement (octobre 634). Les éléphants affolaient les chevaux des arabes, ceux-ci sont reparti au combat à pied et cette fois ils ont négligé les éléphants et enfoncé l'armée perse. Cependant dans le combat un éléphant renversa Abû `Ubayda et l'écrasa. Les armées arabes se sont repliées et ont refranchi le pont.

Deux batailles firent encore quelques milliers de morts à Bowayb et à Baghdâd. La bataille finale eut lieu à Al-Qâdisiyya (القادسية)[14] (février 636). Elle dura quatre jours en opposant Rustam commandant l'armée perse avec ses éléphants et 120 000 hommes et `Umar lui-même secondé par Sa`ad ben Abî Waqqâs (سعد بن ابي وقاص ). Il y eut au moins 30 000 morts du côté des perses. Cette victoire des musulmans a fait entrer définitivement la région, rebaptisée Irak al-Arabî, dans le monde arabo-musulman[15].

Pour empêcher qu'une aide aux armées perses n'arrive par la mer, `Umar fonda la ville de Bassora à l'embouchure de l'Euphrate et y installa la garnison arabe.

Conquête des ville de Syrie [modifier]

`Umar laissa au repos son armée d'Irak et remit celle de Syrie en campagne. Abû `Ubayda reçut l'ordre de s'emparer d'Émèse (Homs). Les byzantins renforcèrent les fortifications et une armée menée par Héraclius se déplaça d'Antioche (Antakya en Turquie) à Édesse (Urfa en Turquie) pour venir en aide à Émèse si nécessaire. Le siège d'Émèse commença en hivers. C'est un tremblement de terre qui vint en aide aux musulmans en écroulant une partie des fortifications.

Il restait deux villes à prendre : Chalcis (Hâdir Qinnasrîn ou al-`Iss en Syrie[16]) et Césarée (Césarée en Palestine , Qeysarya)(قيسارية, Qaysârya)[17]). Chalcis étant la plus proche elle fut conquise en premier.

`Umar nomma alors Mu`âwiya ibn Abî Sufyân à la tête de l'armée chargée d'attaquer Césarée. Les byzantins furent mis en fuite et 80 000 d'entre eux furent tués[18] (636).

Prise de Jérusalem [modifier]

`Umar envoya alors Mu`âwiya accompagné d'`Amrû ben al-`Âs à la conquête de Jérusalem. Partant de Damas, les armées arabe parcouraient la route des pèlerins À son approche le général byzantin chargé de défendre Jérusalem, nommé Artabun, s'enfuit vers l'Egypte (Janvier 637).

À Jérusalem ,le patriarche Sophronius voulut traiter directement avec `Umar et que celui-ci vienne en personne dans la cité sainte. `Umar accorda sa protection aux habitants de la ville au terme d'une lettre remise à ce patriarche. Il garantit la sauvegarde des sites chrétiens et donna ordre à ses hommes de ne pas les détruire et de ne pas les utiliser comme habitations. Le récit d'Eutychius raconte qu'`Umar ibn al-Khattab visita l'église de la Résurrection et s'arrêta pour s'asseoir sous son porche; mais, au moment de la prière, il s'éloigna de l'église et fit sa prière en dehors. Il craignait que les générations futures ne prennent le prétexte d'une prière de lui à l'intérieur de l'église pour la transformer en mosquée. Eutychius ajoute que `Umar ben al-Khattab avait écrit un décret interdisant aux musulmans de se réunir en ce lieu pour y prier. `Umar se rendit aussi sur l'esplanade du temple à l'endroit où Mahomet a été emmené au paradis la nuit[19]. Ayant inspecté ces lieux il fit ses prières là ou se situe maintenant la mosquée Al-Aqsa.

`Umar confia la Palestine, Jérusalem et la côte méditerranéenne à Yazîd ben Abî Sufyân. Abû `Ubayda était néanmoins le gouverneur général de toutes ces régions.

Prise de Ctésiphon [modifier]

L'armée d'Irak s'étant reposée, elle peut repartir au combat sous les ordres de Sa`ad ben Abî Waqqâs. Yazdgard III, abandonne sa capitale Ctésiphon et toutes ses richesses sans combattre. Les arabes s'installent dans le palais, y découvrant des trésors inouïs pour eux[20] (637).

La fuite de Yazdgard III se poursuit vers Ray (en Iran). `Umar décide de ne pas le poursuivre : « les arabes avaient fait assez de conquêtes pour cette année et le salut des musulmans est préférable à un nombreux butin[21] ».

La conquête du nord de l'Irak se poursuit néanmoins avec la prise de Tikrīt puis celle de Mossoul (638).

Fondation de Koufa [modifier]

`Umar se mit à la recherche d'un site où construire une nouvelle capitale. Le site de Koufa près de Hîra leur sembla avoir tous les avantages. Sa`ad ben Abî Waqqâs s'y a fait construire un palais et fit transporter la porte du palais de Ctésiphon pour en faire la porte de son propre palais. Une partie des habitants de Ctésiphon l'imitèrent en s'installant à Koufa. `Umar fut très mécontent de cette attitude, il envoya un messager charger de bruler le palais ainsi construit et de rappeler Sa`ad ben Abî Waqqâs à plus de modestie dans son train de vie. Ce palais ne fut restauré que sous le règne de Mu`âwiya ibn Abî Sufyân qui devint alors la résidence royale[22].

Seconde bataille d'Émèse [modifier]

Pendant toute la 17me année de l'hégire (638), il n'y eut pas de campagne de conquêtes car les arabes étaient occupés à la construction de Koufa. Une partie des chrétiens habitants de l'Irak s'étaient dirigés vers Émèse pour y rejoindre les byzantins. Il y eut une armée de plus de cent mille hommes sous les murs d'Émèse. Aussitôt Abû `Ubayda appela des renforts. Yazîd ben Abî Sufyân vint de Damas Mu`âwîya ben Abî Sufyân vint de Césarée et Khâlid ben Walîd resta à Chalcis à réunir une armée en attendant les renforts venant d'Irak. Khâlid ben Walîd arriva enfin et il conseilla à Abû `Ubayda de tenter une sortie. Une bataille de quatre jours s'engagea. Trois mille byzantins furent faits prisonniers. Trois jours après cette bataille l'Armée d'Irak arriva enfin[23].

Une épidémie de peste ravagea la Syrie et en particulier le bourg d'Emmaüs (عمواس, `Amwâs, Νικόπολις, Nicopolis) elle fit deux victimes notables : Abû `Ubayda et Yazîd ben Abî Sufyân (639)[24].

Conquête de l 'Égypte [modifier]

`Amrû ben al-`As se dirigea vers l'Égypte en traversant la Palestine, il reçut des renforts venus d'Irak.


Il conserve à ces territoires leur administration antérieure, et ne cherche pas à convertir de force ses nouveaux sujets chrétiens ou juifs car, la loi coranique leur attribue un statut de «protégés» (dhimmi en arabe), au prix d'un impôt spécifique. Les troupes arabes sont maintenues dans un certain isolement dans des cités fortifiées nouvellement construites et sont payées avec le butin des conquêtes.

Omar El farouq est assassiné le 4 novembre 644 à l'âge de 63 ans dans la mosquée de Médine par un esclave persan nommé Firûz. Son successeur est Uthman ben Affan.

Il ordonne la construction de la mosquée Qubbat al-Sakhra sur le lieu actuel du Dôme du Rocher, sur l'esplanade du Temple à Jérusalem, à l'endroit que le prophète Mahomet a visité la nuit (Isra voyager la nuit) et d'où s'est envolé au ciel chevauchant le cheval ailé Bouraq.

On lui doit aussi l'institution de l'ère de l'hégire, nouveau calendrier musulman, dont il fixe la date au 16 juillet 622. Il est le premier calife à être appelé Amir al-mûminîn (« Commandeur des croyants »).

Deux célèbres citations lui sont attribuées jusqu'à nos jours:

* Le plus malheureux des gouverneurs est celui qui fait le malheur de ses administrés.
* Fait peur au lion avant qu'il ne te fasse peur.
# Posté le vendredi 27 avril 2007 20:05

Oqba Ibn Nafaa

Oqba Ibn Nafaa
Oqba Ibn Nafaa (عقبة بن نافع), décédé en 683, est un général arabe envoyé en 670, à la tête des armées musulmanes, par les Omeyyades de Damas pour convertir le Maghreb polythéiste à l'islam.

Oqba ibn Nafaa est né dans les dernières années de vie de Mahomet. Ce membre de la tribu des Quraych est le neveu d'Amru ben al-As. En 647, il pénètre en Afrique du Nord à la tête des troupes musulmanes et défait l'armée de l'exarque Grégoire à Sbeïtla. En 663, le calife omeyyade lui confie le gouvernement de l'Ifriqiya.

C'est dans une plaine, à 60 kilomètres de la côte tenue par les Byzantins et loin des montagnes, bastion de la résistance berbère, qu'il choisit d'installer en 670 la ville-camp de Kairouan (sur la ligne de confrontation entre Byzantins et musulmans). Il y édifie la Grande mosquée de Kairouan dans l'actuelle Tunisie et, tout à côté, son palais.

On le rappelle au Moyen-Orient en 675 mais il reprend son poste en 682. Avec le soutien de tribus berbères, il mène un raid contre Tanger. Selon la tradition, Oqba Ibn Nafaa aurait conduit son cheval jusque dans les parages de Massa (Maroc) et prit Allah à témoin qu'il ne restait plus de territoire à conquérir vers l'ouest. La région n'est cependant pas convertie à l'islam avant le début du XIe siècle.

Il meurt lors de la défaite de son armée contre les soldats berbères menés par Koceila. Son tombeau se trouve au centre de l'agglomération de Sidi Okba (Algérie) où il est vénéré comme un saint.
# Posté le jeudi 26 avril 2007 09:41